Bitget est fermé aux résidents français depuis le 31 mars 2026. Les comptes ont été liquidés d'office, les fonds oubliés transférés ailleurs, et le nom de la plateforme a discrètement disparu de la liste noire de l'AMF le 9 juillet dernier. Cet avis Bitget 2026 raconte ce qui s'est réellement passé, ce que sont devenus les fonds, et si le n°1 mondial du copy trading a une chance de revenir.
Notre avis en 30 secondes
Bitget n'est pas une arnaque, autant l'évacuer tout de suite : la plateforme publie ses réserves tous les mois depuis plus de trois ans, elle a absorbé sans broncher un incident de marché à neuf chiffres, et son copy trading reste le meilleur produit de sa catégorie. Le problème n'est pas la solidité, il est juridique. Bitget a bâti sa réputation sur des produits dérivés à 125 fois le levier, exactement ce que le cadre européen ne laisse pas vendre à un particulier. Plutôt que de sacrifier son modèle, l'exchange a plié bagage.
| Critère | Note | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|---|
| Accès depuis la France | 0/5 | Services arrêtés le 31 mars 2026, aucune inscription possible |
| Copy trading | 4,5/5 | Le produit de référence du marché, personne ne fait mieux |
| Frais | 4/5 | 0,10 % spot, 0,02 / 0,06 % futures, dans le haut du panier |
| Choix d'actifs | 4,5/5 | Plus de 800 cryptos, dont beaucoup d'introuvables ailleurs |
| Sécurité des fonds | 3,5/5 | Réserves à 127 %, fonds de protection, mais un rollback de trades au passif |
| Régulation | 1,5/5 | Aucun agrément MiCA, dossier déposé en Autriche le 17 juin 2026 |
| Note globale | 2/5 | Excellente plateforme, inaccessible et non régulée pour un Français |
Puis-je encore utiliser Bitget en France ?
Non. Ce n'est ni une zone grise ni une question d'interprétation. Dans son avis officiel du 14 février 2026, Bitget écrit noir sur blanc qu'à la suite de discussions avec l'Autorité des marchés financiers, la plateforme est tenue de mettre fin à tous les services liés aux crypto-actifs pour les utilisateurs résidant en France. Le démantèlement s'est ensuite déroulé en plusieurs étapes, toutes annoncées sur le centre d'aide de l'exchange.
| Date | Ce qui s'est passé |
|---|---|
| 7 novembre 2023 | Inscription sur la liste noire crypto-actifs de l'AMF, faute d'enregistrement PSAN |
| 2 avril 2024 | L'AMF publie un communiqué de rappel public visant nommément Bitget |
| 16 janvier 2026 | Fin des nouvelles inscriptions pour les résidents français |
| 16 mars 2026 | Arrêt du trading, des dépôts, du staking et de toute nouvelle position |
| 25 mars 2026 | Résiliation des souscriptions Earn et Gestion de patrimoine |
| 31 mars 2026 | Liquidation d'office des positions ouvertes, date limite de retrait |
| 8 avril 2026 | Transfert des actifs restants vers un prestataire agréé |
| 17 juin 2026 | Bitget EU dépose une demande d'agrément MiCA auprès du régulateur autrichien |
| 9 juillet 2026 | Retrait de bitget.com de la liste noire de l'AMF |
Reste la question que tout le monde pose : et avec un VPN ? Techniquement, certains y arrivent. Concrètement, vous vous exposez à la fermeture du compte et au gel des fonds au moment de la vérification d'identité, sans aucun recours devant un régulateur français puisque la société est immatriculée aux Seychelles. Vous perdez aussi ce que MiCA impose désormais aux plateformes autorisées, à commencer par la ségrégation des avoirs clients et une procédure de réclamation opposable. Le jeu n'en vaut pas la chandelle, et le même raisonnement s'applique à MEXC, l'autre grand nom resté hors cadre.
Vos fonds étaient encore dessus au 31 mars : ce qu'ils sont devenus
C'est le point le plus mal documenté du web francophone, et c'est pourtant le seul qui compte si vous étiez client. Voici la mécanique exacte, telle que Bitget l'a décrite.
Le 31 mars 2026 à 9 h UTC+2, toutes les positions encore ouvertes ont été fermées automatiquement, produits dérivés compris. Vous n'avez pas choisi le moment de la sortie : le cours du jour s'est imposé à vous. À partir du 8 avril, ce qui restait sur les comptes non vidés a été transféré vers un prestataire de services sur crypto-actifs agréé, dont Bitget n'a jamais publié le nom dans ses annonces générales. Trois règles s'appliquaient à ce transfert :
- tout actif non supporté par le prestataire destinataire a été converti en USDC, sans que vous ayez votre mot à dire sur le taux de conversion ;
- les soldes inférieurs ou égaux à 10 USDC ont été conservés par Bitget au titre des frais de résiliation, autrement dit perdus ;
- au-delà de 10 USDC, le transfert s'est fait sans commission, mais les frais de réseau de la blockchain sont restés à votre charge.
Si vous êtes dans ce cas et que vous n'avez rien vu venir, la marche à suivre reste la même : connectez-vous à votre compte Bitget, l'accès en consultation a été maintenu, et cherchez la notification de transfert qui indique la plateforme destinataire et la procédure de récupération. Gardez précieusement l'historique complet de vos opérations, vous en aurez besoin pour votre déclaration, et nous y revenons plus bas.
Retiré de la liste noire AMF le 9 juillet 2026 : ce que ça change
C'est passé totalement inaperçu. Le communiqué du 2 avril 2024 dans lequel l'AMF rappelait au public que Bitget était blacklisté porte désormais une note de mise à jour discrète : bitget.com a été retiré le 9 juillet 2026 de la liste noire crypto-actifs. La fiche d'avertissement dédiée au site a disparu du site du régulateur.
Attention au contresens, parce qu'il est tentant. Une sortie de liste noire n'est pas une autorisation. L'AMF y inscrit les sites qui démarchent des Français sans y être habilités ; dès lors qu'une plateforme cesse de proposer ses services en France, le motif de l'inscription disparaît et la fiche tombe. Bitget n'a pas été réhabilité, il a été rayé de la carte française. C'est exactement le chemin qu'avait suivi Bybit, sorti de la liste noire avant de revenir par la voie réglementaire, avec cette différence de taille que Bybit détenait déjà son agrément quand il est repassé la porte.
Pour un lecteur, la conséquence pratique tient en une phrase : ne pas confondre l'absence d'avertissement avec un feu vert. Depuis le 1er juillet 2026, une plateforme sans agrément MiCA ne peut plus légalement servir de clients dans l'Union européenne, et Bitget n'en a pas. Le sujet est détaillé dans notre décryptage du règlement MiCA.
Le copy trading Bitget, son vrai argument
Si Bitget compte, c'est grâce à ça. L'exchange a lancé le copy trading crypto avant tout le monde et n'a jamais lâché son avance : plus de 190 000 traders professionnels inscrits comme copiables, plus de 800 000 suiveurs et une centaine de millions d'ordres copiés depuis le lancement. Aucun concurrent ne joue dans cette catégorie de volume.
Le principe est simple à comprendre et beaucoup plus délicat à pratiquer. Vous parcourez le classement des traders, chacun affichant son rendement, son historique et son taux de réussite, vous en sélectionnez un, vous allouez une somme à partir de 50 USDT, et chacun de ses ordres se réplique sur votre compte au prorata de votre mise. Vous coupez quand vous voulez.
Le trader copié se rémunère sur vos gains, entre 4 et 10 % du profit net selon le taux qu'il a fixé lui-même, prélevés uniquement sur les opérations gagnantes. Ce détail rassure, et il masque le vrai coût. Vous payez en plus les frais de trading standards sur chaque ordre répliqué, dont les 0,06 % de taker sur les futures, et vous les payez y compris quand la position perd. Un trader très actif vous fait donc payer sa fréquence indépendamment de ses résultats.
L'autre angle mort tient au classement lui-même, et il suffit de le regarder trente secondes pour s'en convaincre. En tête sur trente jours, on trouve un compte affichant plus de 30 000 % de rendement, 90,9 % de taux de réussite et 216 000 dollars d'encours suivis. Juste à côté, dans la même colonne, le chiffre que personne ne lit : une perte maximale de 102 % sur la période. Un autre trader du top affiche 100 % de taux de réussite pour un drawdown de 112 %, un troisième 177 %. Ces comptes ont donc perdu, à un moment, plus que la totalité de la mise. Seul un levier élevé permet ça.
Ce ne sont pas des anomalies, c'est le fonctionnement normal du classement. Il ne montre que les survivants : les traders liquidés en sortent et cessent d'exister à vos yeux, ce qui gonfle la performance visible sans que personne n'ait rien truqué. Lisez donc la colonne MDD avant la colonne ROI, exigez au minimum six mois d'historique, et considérez qu'un rendement à quatre chiffres décrit d'abord un niveau de risque, pas un talent.
Les frais Bitget
La grille est agressive et sans mauvaise surprise. C'est une bonne partie de la réputation de la maison.
| Opération | Coût | À savoir |
|---|---|---|
| Spot | 0,10 % / 0,10 % | Grille plate, alignée sur les meilleurs du marché |
| Futures | 0,02 % maker / 0,06 % taker | Parmi les plus bas, d'où l'attrait pour les traders actifs |
| Paiement des frais en BGB | -20 % | Suppose de détenir le jeton maison, donc d'en porter le risque |
| Commission copy trading | 4 à 10 % du profit | Fixée par le trader copié, prélevée sur les gains uniquement |
| Dépôt crypto | Gratuit | Frais de réseau à part |
| Retrait | Variable selon la blockchain | Barème par actif, revu régulièrement |
Le 0,10 % en spot place Bitget au niveau de Bybit et légèrement au-dessus d'OKX, qui descend plus bas dès les premiers paliers de volume. La remise de 20 % via le BGB fonctionne comme partout ailleurs : elle est réelle, mais elle vous transforme en détenteur d'un jeton d'exchange dont le cours dépend de la santé de la plateforme qui vous doit vos fonds. Cette concentration du risque mérite d'être pesée avant d'y aller.
Sécurité : réserves, fonds de protection et le crash VOXEL
Bitget publie une preuve de réserves mensuelle avec arbre de Merkle depuis plus de trois ans sans interruption, un ratio de réserve autour de 127 à 130 % selon les mois, et annonce garder plus de 95 % des avoirs en stockage à froid. S'y ajoute un fonds de protection dont la dotation avoisine les 300 millions de dollars, adossé à une réserve en bitcoins et vérifiable on-chain. La copie est propre, et l'exchange n'a jamais subi de piratage majeur, contrairement à plusieurs de ses concurrents directs.
L'épisode qui mérite réflexion est ailleurs. En avril 2025, un robot de tenue de marché défaillant a fait osciller le cours du token VOXEL de façon prévisible sur les contrats à terme. Des traders l'ont compris en quelques minutes et ont transformé de petites positions en fortunes, l'un d'eux passant de 100 dollars à trois millions, un autre empochant plusieurs dizaines de millions. Le volume sur cette paire a atteint 12,7 milliards de dollars en vingt-quatre heures, davantage que le bitcoin sur la même plateforme.
La réponse de Bitget a été de geler les comptes concernés, d'annuler les transactions, de dédommager les utilisateurs lésés via son fonds de protection et d'engager des poursuites contre huit personnes ayant gagné plus de 20 millions de dollars. Le dédommagement est à porter au crédit de l'exchange. Le rollback, lui, pose une vraie question de principe : une plateforme qui peut effacer des ordres exécutés après coup, parce que le résultat lui déplaît, offre des garanties d'exécution plus faibles qu'elle ne l'affiche. Le bug venait de son propre robot, pas des traders.
Dernier point au dossier, en mai 2026 : l'enquêteur on-chain ZachXBT a mis en cause Bitget après le retrait de 100 millions de jetons LAB, environ 480 millions de dollars et près d'un tiers de l'offre en circulation, sortis du portefeuille chaud de la plateforme via dix adresses fraîchement créées en une douzaine d'heures. Il y voit une manipulation coordonnée et parle d'un cartel de plateformes chinoises. Aucun régulateur n'a tranché, et la direction de Bitget a annoncé ouvrir une enquête interne sur le jeton. Ce sont donc des accusations, pas des faits établis. Elles restent au dossier.
Bitget reviendra-t-il en France ?
La demande est sur le bureau du régulateur autrichien depuis le 17 juin 2026, déposée par l'entité européenne de Bitget installée à Vienne. Si elle aboutit, l'agrément se passeporte automatiquement dans les vingt-sept pays de l'Union, France comprise, et l'exchange peut rouvrir sans repasser par l'AMF. Le scénario a un précédent immédiat, puisque c'est exactement le chemin qu'ont pris Bybit et Kraken.
Deux réserves avant de miser dessus. La première tient au calendrier : l'instruction d'un dossier CASP dure généralement de six à douze mois, et rien n'oblige la FMA à conclure vite. La seconde est plus structurelle. Un Bitget européen agréé ne pourrait pas vendre à des particuliers le levier 125x qui fait sa signature, faute de licence MiFID II sur les produits dérivés. Bybit s'est retrouvé exactement dans cette impasse et propose aujourd'hui du spot en Europe alors que sa réputation mondiale s'est construite sur les perpétuels. Même en cas de succès, donc, le Bitget qui reviendrait en France ne serait pas celui que les traders cherchent. Le copy trading sur futures, son produit phare, resterait sur la touche.
Par quoi remplacer Bitget
Autant l'annoncer franchement : aucune plateforme agréée MiCA ne propose aujourd'hui un copy trading comparable à celui de Bitget. Si c'était votre usage principal, vous n'avez pas d'équivalent légal, et vous économiserez du temps en l'acceptant tout de suite. En revanche, sur tous les autres usages, le remplacement est facile.
| Plateforme | Statut | Pour qui |
|---|---|---|
| OKX | Agréée MiCA · Malte | Le plus proche de Bitget : gros catalogue, frais très bas, dérivés régulés |
| Bybit | Agréée MiCA · Autriche | Spot compétitif et Earn généreux, sans dérivés pour les particuliers |
| Coinbase | Agréée MiCA · Luxembourg | Ceux qui privilégient la tranquillité à l'optimisation des frais |
| Gate | Agréée MiCA · Malte | Le plus gros choix d'altcoins exotiques du marché régulé |
Le panorama complet, avec les frais réels de chacune, est dans notre comparatif où acheter de la crypto en France. Et quelle que soit la plateforme retenue, la règle ne change pas : dès que le montant devient significatif, vos cryptos dorment mieux dans votre propre wallet que sur un compte custodial, agréé ou non.
Fiscalité : la liquidation du 31 mars est imposable
Beaucoup de Français concernés l'ignorent, et c'est le genre d'oubli qui coûte cher. La fermeture d'office de vos positions le 31 mars 2026 constitue une cession, donc un fait générateur d'imposition, même si vous ne l'avez pas décidée et même si vous n'avez jamais retiré un euro vers votre compte bancaire. Vos plus-values entrent dans le régime de la flat tax à 31,4 % dès lors que le total de vos cessions de l'année dépasse 305 euros, à déclarer au printemps 2027 via le formulaire 2086 pour le détail des cessions et la case dédiée de la 2042 C.
Ajoutez-y le formulaire 3916-bis, qui vise les comptes d'actifs numériques ouverts à l'étranger. Bitget est immatriculé aux Seychelles, le compte était donc déclarable chaque année tant qu'il existait, y compris pour l'année 2026 pendant laquelle il a été clôturé. L'oubli de déclaration est sanctionné par une amende forfaitaire par compte non déclaré. Si vous n'avez jamais rien déclaré les années précédentes, une régularisation spontanée reste toujours moins douloureuse qu'un contrôle.
Notre verdict final
Bitget est une bonne plateforme dont la porte française est fermée, et il n'y a pas grand-chose à ajouter. Le copy trading reste sans équivalent, les frais sont excellents, le catalogue est immense, les réserves sont publiées avec une régularité que beaucoup feraient bien d'imiter. Rien de tout cela n'est accessible depuis la France, et la sortie de la liste noire de l'AMF en juillet ne signifie strictement rien d'autre que le constat administratif de ce départ.
Le dossier autrichien mérite d'être suivi, mais sans impatience : même accepté, il rendrait aux Français un Bitget amputé de sa spécialité. Si vous cherchiez cette plateforme parce qu'on vous l'a recommandée pour ses dérivés ou son copy trading, la réponse honnête est qu'il faut regarder OKX pour le trading régulé et accepter que le copy trading, en Europe, n'a plus vraiment de maison en 2026. Si vous y aviez encore des fonds au 31 mars, votre priorité n'est pas de choisir un successeur, c'est de récupérer ce qui a été transféré et de préparer votre déclaration.
Questions fréquentes sur Bitget
Est-ce que Bitget est un site fiable ?
Sur le plan de la solvabilité, oui : Bitget publie une preuve de réserves mensuelle avec arbre de Merkle depuis plus de trois ans, affiche un ratio de réserve d'environ 127 %, conserve plus de 95 % des avoirs à froid et dispose d'un fonds de protection d'environ 300 millions de dollars. La plateforme n'a jamais subi de piratage majeur. Deux réserves cependant : l'annulation de transactions déjà exécutées lors de l'incident VOXEL en avril 2025, et les accusations de manipulation portées publiquement en mai 2026 par l'enquêteur ZachXBT à propos du jeton LAB. Fiable financièrement ne veut pas dire irréprochable.
Puis-je utiliser Bitget en France ?
Non. Bitget a cessé ses services pour les résidents français le 31 mars 2026, après avoir fermé les inscriptions le 16 janvier et arrêté le trading le 16 mars. Aucun compte français ne peut être ouvert ni utilisé aujourd'hui. La plateforme ne détient aucun agrément MiCA, ce qui lui interdit de servir des clients de l'Union européenne depuis le 1er juillet 2026. Une demande d'agrément a été déposée en Autriche le 17 juin 2026, sans décision à ce jour.
Que sont devenus mes fonds Bitget après la fermeture ?
Les positions encore ouvertes ont été liquidées d'office le 31 mars 2026 au cours du moment. À partir du 8 avril, les actifs restants ont été transférés vers un prestataire de services sur crypto-actifs agréé, avec conversion en USDC des cryptos non prises en charge par le destinataire. Les soldes inférieurs ou égaux à 10 USDC ont été conservés par Bitget au titre des frais de résiliation. Au-delà, le transfert s'est fait sans commission, hors frais de réseau. L'accès en consultation au compte a été maintenu pour retrouver la notification de transfert.
Quels sont les risques liés à l'utilisation de Bitget ?
Pour un résident français, le premier risque est de ne pas pouvoir accéder à son argent : passer par un VPN expose à la fermeture du compte et au gel des fonds lors des vérifications d'identité, sans recours devant un régulateur puisque la société est immatriculée aux Seychelles. S'y ajoutent les risques propres à la plateforme : levier jusqu'à 125x qui liquide très vite un compte mal dimensionné, copy trading dont les classements ne montrent que les traders survivants, et précédent d'annulation de transactions déjà exécutées.
Est-ce que Bitget communique avec le fisc ?
Bitget n'est pas soumis aux obligations de déclaration automatique françaises, étant immatriculé aux Seychelles et hors du cadre européen. Ne comptez pas dessus pour autant : c'est à vous de déclarer. Le compte devait être signalé chaque année via le formulaire 3916-bis au titre des comptes d'actifs numériques détenus à l'étranger, et vos plus-values relèvent de la flat tax à 31,4 % au-delà de 305 euros de cessions annuelles, à déclarer via le formulaire 2086. La directive DAC8 étend progressivement l'échange automatique d'informations aux crypto-actifs, ce qui réduit chaque année l'intérêt du silence.
Le copy trading de Bitget est-il rentable ?
Il peut l'être, mais les rendements affichés dans les classements sont trompeurs. Seuls les traders encore en activité y figurent : ceux qui se sont fait liquider disparaissent, et la performance moyenne visible s'en trouve gonflée d'autant. Vous payez par ailleurs les frais de trading standards sur chaque ordre répliqué, y compris les perdants, en plus de la commission de 4 à 10 % prélevée par le trader sur vos gains. Regardez la profondeur d'historique et la perte maximale subie plutôt que le rendement cumulé.
Existe-t-il une alternative à Bitget agréée MiCA ?
Pour le trading en général, oui : OKX est le plus proche du profil de Bitget avec des frais bas, un large catalogue et des dérivés régulés, suivi par Bybit sur le spot et Gate sur les altcoins. Pour le copy trading en particulier, non : aucune plateforme agréée MiCA n'offre à ce jour un service comparable en volume et en profondeur. C'est le vrai manque laissé par le départ de Bitget du marché européen.


