Qu'a annoncé l'Ethereum Foundation ?
La fondation organisera une session publique de questions-réponses le 16 septembre 2026 à 14 h UTC sur le forum r/ethereum. Un fil dédié sera ouvert le jour même. Des chercheurs et des développeurs du pôle Protocol, celui qui travaille sur le cœur du réseau, y répondront aux messages des participants. L'exercice se répète chaque année depuis janvier 2019. Le format n'a pas changé : un fil unique, des débats techniques, des explications détaillées. La fondation collecte aussi les questions en amont, via un formulaire, pour couvrir un éventail plus large de sujets le jour venu.
Quels sujets sont annoncés ?
L'annonce cite les thèmes que les questions pourront aborder :
- Ethereum post-quantique
- L1-zkEVM
- vérification formelle
- avenir de l'état du réseau
- consensus découplé
- confidentialité sur la couche 1
- travail de spécification
- développement des clients et devnets
La fondation précise que tout autre sujet touchant au protocole est également recevable. Le moment choisi tient à l'état du chantier. Le hard fork Glamsterdam est en phase de test public, et le périmètre de la mise à niveau suivante, Hegotá, est en cours de réduction. Un hard fork désigne un changement des règles du protocole que les nœuds doivent adopter pour rester sur la même chaîne. Ce que Glamsterdam modifie fait l'objet d'une fiche détaillée sur cette mise à jour. La fondation indique que la forme du travail au-delà de ces deux étapes reste à trancher. Aucune date de déploiement n'apparaît dans l'annonce, ni pour Glamsterdam ni pour Hegotá.
Ce que recouvre concrètement le travail sur le protocole
La documentation publiée par ethereum.org sur le programme de primes aux bugs donne une idée du périmètre. Onze clients y figurent : Besu, Erigon, Geth, Nethermind et Reth pour la couche d'exécution, Grandine, Lighthouse, Lodestar, Nimbus, Prysm et Teku pour la couche de consensus. Les compilateurs Solidity et Vyper, le contrat de dépôt de la Beacon Chain et deux dépendances cryptographiques, C-KZG-4844 et Go-ETH-KZG, complètent la liste. La gravité d'une faille se mesure à ce qu'elle permet de faire subir au réseau, notamment au nombre de validateurs susceptibles d'être pénalisés par un slashing :
| Gravité | Validateurs pouvant être slashés | Scission du réseau provoquée |
|---|---|---|
| Faible | plus de 0,01 % | plus de 0,01 % du réseau |
| Moyenne | plus de 1 % | plus de 5 % du réseau |
| Élevée | plus de 33 % | plus de 33 % du réseau |
Plusieurs catégories sortent du programme. Les bugs d'infrastructure comme les pages web, le DNS ou la messagerie n'y entrent pas. Les contrats ERC-20 et l'Ethereum Naming Service, maintenu par sa propre fondation, non plus. Les problèmes déjà connus publiquement, qu'ils viennent d'un forum, d'une pull request ou d'un message Discord public, sont écartés d'office.
Qui peut y participer, et à quelles conditions ?
La fondation qualifie elle-même le programme d'expérimental et de discrétionnaire. Elle indique pouvoir l'arrêter à tout moment, et les récompenses relèvent de la seule décision de son comité. Aucun montant n'est garanti à un chercheur qui soumet une faille, et une divulgation publique préalable rend le rapport inéligible. D'autres restrictions sont juridiques. Les personnes figurant sur des listes de sanctions ou résidant dans des pays sous sanctions ne peuvent pas être rémunérées. La fondation demande une preuve d'identité, et le participant reste responsable de ses impôts. Les tests doivent se dérouler sur des réseaux de test exécutés en local, sans toucher à des données qui ne sont pas celles du chercheur. Les employés, prestataires et bénéficiaires de subventions de l'Ethereum Foundation, ainsi que les membres des équipes de clients couvertes par le programme, peuvent accumuler des points mais ne touchent pas d'argent, pendant la relation et durant les 90 jours qui suivent sa fin.


