Que vient d'ouvrir Kraken ?
La plateforme a mis en service les dépôts et les échanges de deux jetons le 14 août 2026. SODA, émis par le projet SODAX, et KII, jeton natif de la chaîne KiiChain. Les deux annonces ont été publiées le même jour, à quelques minutes d'intervalle. Kraken précise que les dépôts effectués sur un réseau qu'elle ne prend pas en charge sont perdus. Pour SODA, elle indique que le jeton s'échange sur le réseau Sonic. Des restrictions géographiques peuvent s'appliquer selon le pays de résidence du client.
Que fait SODAX ?
SODAX se décrit comme un système d'exécution et de liquidité entre réseaux, coordonnant des opérations financières sur plus de 20 chaînes, dont Ethereum, Solana, Arbitrum, Base, Bitcoin et Sui. Le modèle repose sur des solveurs et sur une architecture multi-ponts, avec des relais propriétaires et une compatibilité annoncée avec LayerZero et CCTP. L'objectif affiché : qu'un actif SODAX puisse s'échanger sur n'importe quel réseau connecté avec un faible glissement de prix, même quand le solde se trouve ailleurs. Le jeton SODA sert de couche économique au protocole. Les détenteurs participent à la gouvernance, et le projet prévoit du staking ainsi que des destructions programmées de jetons. SODA remplace ICX selon un ratio de 1 pour 1, avec une offre maximale plafonnée à 1,5 milliard d'unités. Ces éléments proviennent de la fiche publiée par Kraken, qui reprend la présentation du projet et ne constitue pas une vérification indépendante.
Que fait KiiChain ?
KII paie les frais de transaction sur KiiChain, une chaîne de niveau 1 en preuve d'enjeu conçue comme une couche de change on-chain pour stablecoins et actifs du monde réel. Elle vise à relier la liquidité en USDT et USDC aux stablecoins libellés en monnaies locales des marchés émergents, pour des paiements transfrontaliers, des transferts de fonds, du règlement commercial et des conversions vers la monnaie fiduciaire. Au centre du dispositif se trouve un moteur d'appariement hybride. Il puise de la liquidité on-chain sur plusieurs écosystèmes tout en s'appuyant sur une tarification centralisée pour couvrir et rééquilibrer ses positions, ce qui permet selon le projet de traiter en continu des paires qui ne s'échangent d'ordinaire qu'aux heures ouvrées. La chaîne est bâtie sur le Cosmos SDK avec compatibilité EVM, accepte les contrats Solidity et communique avec d'autres réseaux via IBC. L'offre totale est fixée à 1,8 milliard de jetons, l'émission étant désactivée au niveau du protocole. KII sert aussi au staking et à la gouvernance.
Qu'est-ce qui n'est pas encore accessible ?
L'achat via l'application Kraken et via la fonction Instant Buy reste fermé pour ces deux actifs. Il ouvrira une fois les conditions de liquidité réunies, c'est-à-dire quand un nombre suffisant d'acheteurs et de vendeurs sera présent pour que les ordres se croisent. La plateforme rappelle qu'elle ne communique jamais à l'avance sur les actifs qu'elle envisage d'ajouter, hors de sa feuille de route de listings.
Quels risques la plateforme signale-t-elle ?
Kraken publie à destination de ses clients britanniques l'avertissement exigé par la Financial Conduct Authority, qui classe ce type d'investissement en risque élevé :
- la totalité de la somme investie peut être perdue, la valeur des cryptoactifs pouvant chuter aussi vite qu'elle monte
- le Financial Services Compensation Scheme ne couvre pas ces placements, qui ne relèvent pas des investissements reconnus par le régime britannique
- le Financial Ombudsman Service ne traitera pas les réclamations visant cette entreprise
- la revente à un instant donné n'est pas garantie, une panne technique ou une cyberattaque pouvant retarder un ordre
Le régulateur rappelle également sa règle empirique, ne pas consacrer plus de 10 % de son patrimoine à des investissements à risque élevé. Les deux protocoles concernés sont récents et les descriptions qui les accompagnent émanent de leurs promoteurs. Le staking et les destructions de jetons annoncés autour de SODA relèvent de la communication du projet, sans résultat garanti.


