GMX est un des rares DEX de perpetuals qui a survécu au bear market et qui continue de croître. Lancé sur Arbitrum et Avalanche, le protocole s'est ensuite étendu sur Base en 2025 dans le cadre de son initiative multichain. Avec des perpetuals allant jusqu'à 100x de levier directement depuis votre wallet, GMX a trouvé son créneau entre les CEX rapides et les DEX trop limités.

GMX V2 : ce qui a changé

La version V1 de GMX utilisait un pool de liquidité unique (GLP) qui contenait un panier d'actifs. Le problème : si un trader faisait un gros profit en shortant ETH, c'est tout le pool qui prenait la perte. Les LPs n'avaient aucun contrôle sur leur exposition.

V2 a corrigé ça avec des marchés isolés. Chaque paire de trading a son propre pool de liquidité représenté par un GM token. Vous voulez fournir de la liquidité sur le marché ETH/USDC ? Vous déposez de l'ETH et de l'USDC dans ce pool spécifique et vous recevez des GM tokens correspondants. Vos rendements et vos risques sont isolés à ce marché.

Les oracles ont aussi été renforcés. V1 s'appuyait lourdement sur Chainlink avec des prix un peu en retard, ce qui créait des opportunités d'arbitrage aux dépens des LPs. V2 utilise des protections supplémentaires pour réduire ces extractions.

Comment fonctionne le trading sur GMX

Vous connectez votre wallet (MetaMask, Rabby, peu importe), vous choisissez une paire, vous sélectionnez votre levier (de 1,1x à 100x), et vous ouvrez votre position. Pas de KYC, pas d'inscription, pas de vérification d'identité. C'est le trading DeFi dans sa forme la plus pure.

Les frais se décomposent en trois parties. Les frais d'ouverture/fermeture de position (environ 0,05 à 0,07 %), les frais de swap si vous devez convertir votre collatéral, et les frais d'emprunt qui s'accumulent tant que votre position reste ouverte. Ces frais vont directement aux LPs sous forme de revenus.

Le funding rate fonctionne comme sur les CEX : si trop de traders sont long, les longs paient les shorts, et inversement. Ça maintient le prix du contrat perpetual aligné avec le prix spot. En pratique, pendant les phases de hype, le funding rate peut atteindre 0,1 % toutes les 8 heures, ce qui mange rapidement vos profits si vous êtes du mauvais côté.

Fournir de la liquidité : les GM tokens

C'est là que GMX devient intéressant pour les non-traders. Vous déposez des actifs dans un marché isolé et vous recevez des GM tokens. Ces tokens accumulent automatiquement les frais de trading, les frais d'emprunt et les frais de swap payés par les traders de ce marché.

Le rendement dépend du volume de trading. Sur les marchés actifs comme ETH/USDC ou BTC/USDC, les APR pour les LPs tournaient entre 15 et 40 % en 2025 selon les périodes de volatilité. Mais attention : quand les traders gagnent, les LPs perdent. Si un mouvement de marché massif fait exploser les profits des traders, c'est votre liquidité qui paie.

J'ai fourni de la liquidité sur le pool ETH/USDC pendant trois mois en 2025. Résultat : +22 % en fees, mais -8 % en perte liée aux traders profitables. Net : +14 %. Correct, mais pas sans stress les jours de forte volatilité.

Mon avis sur GMX en 2026

GMX a deux forces : une communauté fidèle et une architecture qui fonctionne. L'expansion multichain sur Base montre que l'équipe ne reste pas immobile. Mais la concurrence est rude. Hyperliquid a capté une énorme part du marché perp DEX. dYdX a sa propre L1. Et de nouveaux entrants arrivent chaque mois.

Le 100x de levier, je le déconseille fermement. La plupart des traders retail qui utilisent plus de 10x finissent liquidés en quelques heures. C'est un outil pour les pros qui savent gérer leur risque à la milliseconde. Si vous débutez, restez sous 5x et utilisez des stop-loss. Ou mieux : fournissez de la liquidité plutôt que de trader avec du levier. Les rendements sont plus modestes mais vous ne risquez pas de perdre 100 % en une bougie.

À lire aussi