Deribit est la plateforme que les traders d'options crypto citent comme on cite une place de marché : longtemps, « le prix des options Bitcoin », c'était le prix Deribit. Cet avis Deribit 2026 fait le point après le tournant de son histoire : le rachat par Coinbase pour 2,9 milliards de dollars, bouclé en août 2025, qui a fait du duo le numéro 1 mondial des dérivés crypto. Et il répond à la question qui concerne nos lecteurs : que peut en faire, légalement, un investisseur français ?

Racheté 2,9 Md$ par Coinbase · n°1 des options ETH · siège à Dubaï · pas d'agrément UE en propreDeribit en juillet 2026 : la référence institutionnelle des options crypto, désormais « Deribit by Coinbase ».

Notre avis en 30 secondes

Deribit reste ce qu'il a toujours été : la salle des professionnels. Le carnet d'options le plus profond du marché, un moteur qui tient les pics de volatilité, des frais serrés et une clientèle majoritairement institutionnelle. Ce n'est ni une plateforme pour débutants, ni, surtout, une offre régulée pour les particuliers européens : Deribit opère depuis Dubaï, sans agrément MiCA ni MiFID en propre. Depuis le rachat, la voie régulée du groupe pour l'Europe passe par Coinbase et ses futures sous licence chypriote. Autrement dit : admirez la machine, mais si vous êtes un particulier français, ce n'est pas votre porte d'entrée.

CritèreNoteCe qu'il faut retenir
Options crypto5/5La référence mondiale, plus de 90 % du marché des options ETH
Frais4,5/50,03 % sur les options, plafonnés à 12,5 % de la prime
Fiabilité technique4,5/5Moteur réputé, un seul incident (28 M$ en 2022, couvert)
Cadre légal pour un Français1/5Ni MiCA ni MiFID en propre, zone grise assumée
Accessibilité débutant1,5/5Un outil de professionnels, sans concession
Note globale4/5 (pros) · hors sujet (particuliers FR)Excellence technique, cadre inadapté au retail européen

Deribit, c'est quoi exactement ?

Fondé à Amsterdam par John Jansen et lancé en 2016, Deribit s'est installé comme LA place des options Bitcoin et Ethereum, avec au sommet près de 90 % du marché mondial. La société a déménagé au Panama en 2020 pour échapper aux nouvelles règles européennes, puis à Dubaï en 2023 sous licence locale VARA. En mai 2025, Coinbase a annoncé son rachat pour 2,9 milliards de dollars, finalisé le 14 août : le logo affiche désormais « Deribit by Coinbase », la plateforme et l'API restent inchangées pour les clients, et le moteur Deribit est en train de devenir l'infrastructure des dérivés internationaux de tout le groupe Coinbase.

Page d'accueil de Deribit by Coinbase en juillet 2026 avec 2,8 milliards de dollars de volume sur 24 heures
La home de Deribit en juillet 2026 : le logo « by Coinbase » et 2,8 milliards de dollars de volume quotidien (capture Docucrypto).

Ce qui fait sa réputation

Les options d'abord : BTC et ETH en contrats réglés en crypto, plus une gamme en USDC étendue à SOL, XRP et d'autres, avec des échéances du jour à l'année. La tarification est propre : 0,03 % du sous-jacent par contrat, plafonné à 12,5 % de la prime, ce qui protège les petites options. Les futures et perpétuels complètent, avec un maker à 0 %, et même un marché spot sans frais. La liquidité fait le reste : quand les marchés paniquent, c'est ici que les couvertures se traitent, et le moteur n'a pas flanché depuis des années. L'unique accroc, un hot wallet vidé de 28 millions de dollars en 2022, a été absorbé par les réserves sans toucher un client.

Une nuance d'époque : la domination absolue s'effrite par le haut. Depuis 2026, les options sur les ETF Bitcoin américains, IBIT en tête, pèsent désormais autant que Deribit sur le BTC. Sur l'ETH en revanche, la maison garde plus de 90 % du marché. Le centre de gravité des options crypto se partage désormais entre Wall Street et Dubaï.

Et pour un Français ?

C'est le point qui fâche. Deribit n'a pas d'agrément MiCA, et les dérivés relèvent de toute façon de MiFID, où la plateforme n'a rien en propre. La France ne figure pas dans sa liste de juridictions interdites : l'inscription passe, le KYC aussi. Mais l'AMF considère depuis 2021 que proposer des dérivés crypto aux particuliers français exige une autorisation, et Deribit n'en a aucune. Vous opérez donc en zone grise, sans recours. La voie régulée du groupe existe pourtant : depuis mars 2026, Coinbase propose des futures crypto aux particuliers de l'UE via son entité chypriote sous MiFID, levier plafonné à 10. C'est ça, l'offre dérivés légale du groupe pour vous, pas Deribit en direct. Notre avis complet sur Coinbase détaille le reste de la maison.

Notre verdict final

Deribit est à la crypto ce que le CME est aux marchés classiques : l'endroit où les professionnels se couvrent. Le rachat par Coinbase a validé quinze ans d'excellence technique et dessiné la suite : Deribit devient l'infrastructure, Coinbase la vitrine régulée. Un particulier français n'a rien à faire sur le premier, et tout intérêt à passer par la seconde s'il tient vraiment aux dérivés.

Questions fréquentes sur Deribit

Qui possède Deribit en 2026 ?

Coinbase, depuis le 14 août 2025 et un rachat à 2,9 milliards de dollars, le plus gros de l'histoire du secteur à l'époque. La marque et la plateforme sont conservées sous le nom « Deribit by Coinbase », et le moteur de Deribit alimente désormais les dérivés internationaux du groupe.

Deribit est-il légal pour un particulier français ?

Non, pas dans un cadre protecteur : la plateforme n'a ni agrément MiCA ni licence MiFID, et l'AMF exige une autorisation pour proposer des dérivés crypto aux particuliers. Le site ne bloque pas la France, mais vous y opérez sans recours. L'alternative régulée du groupe : les futures Coinbase sous licence européenne, levier maximum 10.

Deribit est-il toujours le numéro 1 des options crypto ?

Sur Ethereum, oui, avec plus de 90 % du marché. Sur Bitcoin, la donne a changé en 2026 : les options sur l'ETF américain IBIT ont rattrapé puis dépassé l'open interest de Deribit. La référence crypto-native reste Deribit, mais Wall Street a pris sa part.

Quels sont les frais de Deribit ?

0,03 % du sous-jacent sur les options BTC et ETH, plafonné à 12,5 % de la prime ; futures et perpétuels avec maker à 0 % et taker autour de 0,05 % ; spot sans frais. Une grille pensée pour les gros volumes, parmi les plus compétitives du marché des dérivés.

Deribit a-t-il déjà été piraté ?

Une fois, en novembre 2022 : environ 28 millions de dollars pris sur un hot wallet. Les pertes ont été intégralement couvertes par les réserves de la société, sans impact client et sans interruption durable. Depuis, aucun incident.

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